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samedi 25 mai 2024

Urushi

Formation de couleur laminée, par Hiroshi Kaneyasu, 2024.

Amateurs de laque? Courez donc admirer les incroyables œuvres exposées en ce moment à la Galerie Mingei!!

Byobu (paravent) par Yuji Okada, 1975.

Du brillant miroir aux surfaces sombres et poudreuses, du rouge intense au noir ébène en passant par le rose pâle, le bleu et le vert imitant parfois les patines métalliques à la perfection, des veinures apparentes du keyaki aux plissés de cuir figés dans la laque, explorez les multiples possibilités offertes par ce matériau unique des plus exigeants!

samedi 22 juin 2019

Canard laqué


La recette chinoise...


..revue à la "sauce" japonaise!

vendredi 21 juin 2019

Urushi!


Précieuse, la laque japonaise offre de nombreuses possibilités d'utilisation:


en application sur des origami;


ici, elle semble presque dire "Pliez donc chic!"...


Sur des objets, elle peut être employée seule (urushitsugi)...


..avec de la poudre d'argent (gintsugi)...


..ou bien d'or (kintsugi)!


Remerciements: Mesdames Rie Kanazawa et Aï Shimizu (voir atelier ici).

jeudi 13 décembre 2018

Atelier kintsugi à l'Espace Kaïko


Pour la première fois depuis l'ouverture des lieux à des événements (juin 2017),


nous avons eu l'honneur de recevoir un maître japonais, Madame Aï Shimizu,


venue spécialement de Kyoto pour nous initier au kintsugi,


l'art de réparer la vaisselle cassée avec la laque (urushi) et la poudre d'or (kin togidashi):


ponçage et pré-laquage des égrenures,


préparation des différents types de mélanges,


application sur les objets, puis séchage, grattage, ponçage...


..chacune de ces étapes ayant été effectuée avec le plus grand soin!


Et pour finir en beauté, le saupoudrage de la fameuse poudre d'or!!


Remerciements: Maître Aï Shimizu (Urujyu) pour nous avoir ainsi partagé son savoir-faire; organisation, traduction instantanée et crédits photographiques: Rie Kanazawa (Kumangmang Paris).

dimanche 27 novembre 2016

Origa - mask!


C'est ce week-end, dans le Marais... venez nous rejoindre!!


Link for Trazita online: http://www.ikian.fr/fr/


Quelques images de l'exposition de ce week-end...


...avec le stand d'origami...


..petit coin idéal pour s'initier à l'art du pliage...


..sous le vol de dizaines de grues bienveillantes...


..dont certaines semblent vouloir s'échapper...


..pour mieux explorer le magasin...


..à l'affût de ses trésors cachés...


..tels ces fameux masques du théâtre Nô,


en bois de paulownia et recouverts de laque urushi,


sculptés par l'artiste Takaya Isamu.


Mais attention, le lion (Shishigashira) veille au grain!



Ci-dessous le kurotomesode (kimono noir de cérémonie),


tout en soie,


à la doublure rouge (pour les geishas),


que j'ai porté lors du vernissage à la suite d'une démonstration de kitsuke (art de porter le kimono).

mercredi 30 mai 2012

Rêves de laque, le Japon de Shibata Zeshin




Si vous vous rendez au musée Cernuschi prochainement, je vous recommande l'exposition "Rêves de laque": 70 œuvres signées du célèbre maître laqueur Shibata Zeshin, bien mises en valeur, y révèlent toute leur splendeur. Boîtes, petits accessoires, inrôs, bols, plateaux, paravents et peintures sur soie, chaque objet dans sa perfection et son raffinement suscite l'émerveillement... et nous transporte au Pays du Soleil Levant, en plein 19ème siècle.

Shibata Zeshin (1807-1891), fils d'une famille de charpentiers, apprend l'art de la laque dès 11 ans, auprès d'un des plus grands maîtres d'Edo ayant servi les shoguns. Plus tard, il décide de compléter sa formation chez des peintres de l'école réaliste. A partir de 1840, il met au point de nouvelles techniques de laquage: enduit à motif de vague préparé avec un peigne et de l'amidon, laques imitant le bronze, le bois de rose ou la céramique à la perfection (vraiment incroyable!), peinture de laque (urushi-e) sur soie et papier... Des méthodes novatrices, uniques, particulièrement longues et difficiles à mettre en œuvre.

Shibata Zeshin a vécu la première partie de sa vie dans un Japon ancien, encore dominé par les samouraïs, et se devait donc d'obéir à des commandes très strictes. Mais en 1868, la période Edo prend fin pour laisser place à l'ère Meiji, à un pouvoir impérial et à une modernisation doublée d'une ouverture sur le reste du monde. Il devient alors plus facile pour les artistes de renouveler les savoir-faire et les styles ancestraux. 

Les innovations de Shibata Zeshin seront ainsi appréciées au Japon et aussi lors des Expositions universelles de Paris, Vienne et Philadelphie. Récoltant de nombreux prix, il reste prisé des collectionneurs du monde entier, à commencer par l'Allemand Samuel Bing, à l'origine de l'Art Nouveau. Les pièces présentées dans l'exposition font partie de la collection Catherine et Thomas Edson (San Antonio Museum of Art).

La laque est issue de la sève de l'arbre à laque, urushi no ki (Rhus vernicifera), récoltée puis filtrée, raffinée et colorée. Ensuite, on l'étale sur un support en bois, cuir ou céramique par couches fines successives séchées et poncées une par une très méticuleusement. Lors de l'application, du séchage et du ponçage, la température et l'humidité jouent un rôle essentiel en raison de la composition chimique de la laque urushi, qui sèche uniquement à 25-30 C° et à une hygrométrie de 75 à 80%. Ce procédé serait appliqué depuis environ 9000 ans au Japon, lieu de son invention.

Les décors sont réalisés en déposant de la poudre d'or ou d'argent (motif maki-e, "éparpillé"). Il existe aussi la technique "chinkin", consistant à entailler la laque déjà appliquée et à y incorporer une feuille métallique poncée par la suite, laissant apparaître les creux minuscules couleur or sur fond noir. Autre ornement possible: les fines incrustations de nacre, appelée "raden".. Pour fixer ces délicats rajouts, on applique alors encore plusieurs couches de laque à peine perceptibles, qu'on ponce une par une, à l'aide d'un charbon.

Puisqu'on parle de laque urushi, de maki-e et de raden, voici un lien vers Plume et bille, un magasin parisien proposant notamment à la vente de sublimes stylos Namiki recouverts à l'aide de ces méthodes:
Et pour ceux qui voudraient découvrir le site nippon, le voici:
Note: en cas d'achat d'un objet si précieux, se rappeler d'éviter à tout prix de lui faire subir des changements violents de température et d'humidité!
Plus d'informations sur l'exposition ici:

jeudi 22 décembre 2011

Guimet Museum 7: Japan 2, inrôs and tsubas

Au Japon, il existe des petits accessoires spécifiques réservés aux hommes: les inrôs et les tsubas.

Inrôs: 
Il s'agit de petites boîtes compartimentées, utilisées à l'origine pour ranger les sceaux, les médicaments ou même la drogue (d'où le flacon Opium d'Yves Saint Laurent), les kimonos étant dépourvus de poches. Un ojime maintient les compartiments serrés et un netsuke sert à bloquer l'inrô sur le obi afin qu'il ne tombe pas. Portés dès le XVIème siècle, ces objets résument à eux seuls la dextérité propre aux artisans japonais.

Inrô en forme de tortue.
Inrô orné de blasons familiaux et pourvu d'un netsuke.
Inrô laqué incrusté de nacre.
Inrô noir laqué aux fleurs de nacre.
Inrô laqué aux oiseaux et pins.
inrô verni aux motifs de courges.
Inrô laqué, dessin de héron et fleur jaune.
Inrô à poignées, décor végétal.
Inrô couvert d'or, incrusté de pétales de nacre bleue.
Inrô aux feuilles de bambou.
Inrô, émail polychrome; netsuke: crabe en ivoire.
Inrô globuleux couvert d'or, paysage.

Tsubas:
Sur un sabre, ces pièces de métal percées servent de garde et retiennent la main sur le manche afin qu'elle ne touche jamais la lame. Apparus vers le VIème siècle, ces plaques verront leur décor évoluer et se perfectionner peu à peu.

Tsuba aux papillons, tant il est vrai qu'une lame a la faculté de "voler"...
Tsuba aux ormeaux, ou variation sur le thème des trous... (humour hem... à double tranchant).
Tsuba au poisson bondissant hors de l'eau. Le coup de sabre est aussi bref et vif que le saut de la carpe!
Tsuba au mont Fuji et nuages dorés. La maîtrise de soi mène aux plus hautes destinées.
Tsuba doré aux riches ornements. Le geste est d'or!
Tsuba aux lions d'or. Lancer sa lame comme le fauve sa patte.
Tsuba à la carpe bondissante. Voir plus haut.
Tsuba à la grue cendrée. La vie du guerrier dépend du vol de son sabre, comme l'oiseau de ses ailes.
Note: un très joli pendentif en argent à l'effigie de ce dernier tsuba est en vente à la boutique du musée.

Plus d'informations et horaires: