En visite au musée Guimet? Ne manquez pas cet arbre exceptionnel!
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mardi 26 novembre 2024
Icho
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vendredi 27 octobre 2023
Médecines d'Asie - L'art de l'équilibre
Thème rarement abordé par les musées d'art et d'histoire, les différentes techniques thérapeutiques traditionnelles asiatiques méritaient bien une exposition dédiée: des origines mythiques en lien direct avec les divinités invoquées pour se maintenir en bonne santé aux premières méthodes de diagnostic (prise du pouls, examen clinique), de l'Ayurvéda ("savoir pour prolonger la durée de vie" en sanskrit) au Sowa rigpa ("science des soins") tibétain en passant par la médecine chinoise, le parcours permettait de (re)découvrir les différents types de pratiques mis au point au cours des siècles en Inde, Népal, Tibet, Chine, Vietnam, Thaïlande, Laos, Cambodge, Japon et Corée (yoga, qi gong, taï chi, acupuncture, ventouses, moxibustion, massages, etc) ainsi que l'usage d'un certain nombre de plantes, champignons, voire animaux séchés constituant la base des remèdes, sans oublier les précieux récipients contenant ces derniers (flacons, tubes, inrô, boîtes, sachets...), les ustensiles (balance, aiguilles, pinces...) et le mobilier spécifiques (meubles d'apothicaire, brancard, mannequins d'étude...).
Les médecines d'Asie ayant toutes en commun une prise en charge holistique et préventive du patient (corps - âme - esprit), une pièce dédiée à la méditation offrait aux visiteurs la possibilité de faire une "pause spirituelle", guidés par la voix paisible et éclairante de Matthieu Ricard, avant d'entamer la partie consacrée à l'astrologie, l'exorcisme (Sri Lanka, Tibet...), le chamanisme (Corée...), ainsi que les objets rituels et talismans associés (calendriers, masques de cérémonie, amulettes porte-bonheur; vêtements, coiffes et chaussons d'enfants aux motifs de chien ou de tigre les protégeant des démons...).
Enfin, une dernière pièce présentait un ensemble d'ouvrages anciens (botaniques, pharmaceutiques...) témoignant des échanges de connaissances et de savoir-faire entre Orient et Occident dans ces domaines, ainsi qu'un long rouleau japonais détaillant la dissection d'un condamné à mort, objet exceptionnel il est vrai, mais sur lequel on eût cependant tout de même préféré éviter de terminer la visite (plutôt que cette dernière salle assez austère, quelque peu "morbide", les broderies chatoyantes et bienveillantes des habits enfantins admirés un peu avant eurent été à mes yeux plus indiquées afin de finir le cheminement en beauté!)...
Pour en savoir plus, c'est par ici:
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mercredi 8 mai 2019
Tomoko Sauvage au musée Guimet
Prestation étonnante et subtile menée avec délicatesse - à l'aide de bols chantants remplis d'eau munis de capteurs -, pour un résultat aussi dépaysant qu'apaisant, avec en bonus une dégustation de thé proposée par Jugetsudo, ainsi que la possibilité de voir l'exposition "Les couleurs du Zen - Peintures de Hsiao Chin", le tout s'ouvrant telle une méditation poétique sur le nouveau jardin japonais...
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lundi 19 juin 2017
Kimono
"Au bonheur des dames?"
Voilà un sous-titre qui a de quoi intriguer. Bien sûr, il s'agit d'une référence au célèbre roman d’Émile Zola, traitant du développement des Grands Magasins parisiens dans les années 1860, mais les visiteurs de l'exposition ont-ils tous fait ce rapprochement, et surtout, dans quel sens prendre cette allusion? Comme un simple parallèle avec l'essor similaire que connurent à leur tour certaines entreprises commerciales japonaises au début du 20ème siècle? Ou bien avec une pointe d'ironie, loin de la beauté frivole des articles vendus à une clientèle plutôt aisée, considérant tout ce que cette évolution a entraîné comme conséquences souvent humainement assez dramatiques (fermeture des petits commerces, précarité de l'emploi, etc)?
Quoiqu'il en soit, ce choix inscrit d'emblée l'exposition dans une perspective moderne et une vision très occidentale (d'où la dernière partie consacrée aux créations de haute couture inspirées du kimono, du japonisme à nos jours), un peu au détriment de l'historique de la maison Matsuzakaya (fondée en 1611 à Nagoya) ainsi que de ses riches collections. D'ailleurs, l'affiche elle-même s'en ressent: mannequin de type européen tout droit sorti d'un magasine de mode vêtu d'un modèle contemporain certes intéressant d'un point de vue du design, mais sans aucune comparaison possible avec la délicatesse et le raffinement des précieux kosode des 17, 18 et 19ème siècles présentés pour la première fois en France. Pourtant, lorsqu'on les a contemplés, on sait combien ces derniers recelaient matière à réaliser un visuel des plus somptueux! Un potentiel hélas mis complètement de côté, sans doute dans le souci de renouveler l'intérêt pour le musée Guimet auprès d'un public plus "large", donc globalement moins sensible à ce genre de subtilités...
Ceci étant, l'ensemble se déroulait sous nos yeux suivant une scénographie classique et efficace, des catalogues de motifs aux kimonos en passant par les objets associés au port du costume traditionnel: des obi (ceintures), accessoires de coiffure tels que kushi (peignes) et kanzashi (pics), jusqu'au trousseau de la mariée japonaise. Seul le haori, veste portée par-dessus le kimono, n'était pas représenté, alors même qu'il en épouse la forme (en plus court) et qu'il a inspiré lui aussi nombre de créateurs! On reste malgré tout sous le charme des broderies et teintures si poétiques de ces habits anciens aux motifs végétaux, animaliers ou abstraits, pour la plupart réalisés dans des étoffes de soie des plus nobles...
Plus d'informations ici:
http://www.guimet.fr/fr/expositions/expositions-a-venir/kimono-au-bonheur-des-dames
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lundi 20 janvier 2014
Guimet Museum 10: Tea Pavilion
Situé juste derrière le Panthéon Bouddhique,
un petit jardin de thé (chatei) aménagé par Robert Bazelaire dès 1991, abrite depuis 2001 un pavillon traditionnel japonais (chashitsu) de type sukiya dessiné par l'architecte Masao Nakamura et édifié sous la direction du maître charpentier Takaaki Yamamoto.
Des cérémonies du thé (chanoyu) - auxquelles il est possible de s'inscrire en cliquant sur le lien suivant http://www.guimet.fr/fr/activites-culturelles/adultes/296-la-voie-du-they - y sont organisées régulièrement.
Comme dans l'art de servir le thé, architecture et espaces verts répondent à l'esprit zen - introduit au Japon par Myoan Eisai (1141-1215), maître de la secte zen Rinzai -, dont les bases furent établies essentiellement par les trois maîtres célèbres issus du Daïtoku-ji de Kyoto que furent Ikkyu Sojun (1394-1481), puis son disciple Murata Shuko (1422-1502), et enfin et surtout Sen no Rikyu (1522-1591), qui posa comme principes fondamentaux les quatre concepts suivants: harmonie (wa), respect (kei), pureté (sei) et sérénité (jaku).
Plus tard, y furent ajoutés ceux de la simplicité rustique (wabi) et de l'imperfection, de la patine des objets (sabi) auxquels il convient également de se conformer, et qui sont ici en réalité parfaitement simulées.
Il s'agit en effet de renforcer, voire de réactiver le lien entre l'invité et la nature, qui doit lui apparaître comme étant dominante, de façon à ce qu'il prenne conscience de son impuissance face à l'énergie potentiellement hostile de celle-ci.
Ainsi arbres et
arbustes à feuillage coloré (dont les fameux érables) permettent de jouer tantôt dans la lumière tantôt dans l'ombre sur les formes et les contrastes, dont les reliefs impressionnent peu à peu le visiteur.
Cependant, fleurs trop vives et plantes annuelles sont pour la plupart du temps proscrites, ceci pour un
entretien moindre et un effet plus sobre.
Parcours initiatique à travers un paysage végétal hautement spirituel en vue de la rencontre de
l'autre isolée dans l'instant présent, ce chemin singulier de la Voie du Thé propose un dépaysement progressif,
animé autant par le ruissellement de l'eau entre les pierres irrégulières (tobi ishi) du petit sentier,
que par le bruissement des feuilles des plantes,
..dans une atmosphère teintée de mystère,
les bambous géants contribuant à restituer l'ambiance d'une forêt sombre et touffue...
Lors de la cérémonie du thé, l'hôte doit prendre le rôle d'un ascète ou
d'un ermite vivant retiré dans une maison modeste de petite taille
(juste assez grande pour accueillir agréablement ses invités) perdue
dans une contrée sauvage et reculée, image de sa solitude austère,
profonde mais vivante.
Ceux qu'il reçoit, tels les samouraïs déposant jadis leurs armes avant d'entrer, laissent alors provisoirement de côté rang social, richesses et inquiétudes de la vie, de façon à pouvoir partager avec lui le moment de la dégustation plus intensément,
dans un cadre de verdure qui marque une pause dans l'espace et le temps,
le jeu des lignes des passerelles provoquant des ruptures visuelles...
ainsi que des illusions d'optique quant aux distances et proportions réelles des lieux.
Le thé quant à lui, de part ses propriétés stimulantes, se révèle une excellente boisson d'éveil à la méditation,
et l'ensemble des rites qui y sont rattachés constituent autant d'étapes symboliques vers une purification de l'âme qui sache rendre l'être aussi humble que ces fougères rampant sur la terre...
En principe, toute construction au Japon doit être précédée d'une cérémonie shintoïste afin de chasser les mauvais esprits (jichinsai) de l'endroit choisi, puis d'une deuxième dite de "montée de la poutre faîtière" (muneage), au moment de l'achèvement de la charpente. Durant tout le temps des travaux, pour résister aux intempéries, l'ensemble doit être enveloppé d'une grande tente blanche telle la chrysalide protégeant la chenille vulnérable pendant sa transformation. Ce n'est qu'une fois devenu papillon, enfin... pavillon, que l'édifice en sera libéré.
A l'intérieur se retrouvent les caractéristiques de l'architecture traditionnelle nippone:
- alcôve donnant une impression de profondeur (tokonoma),
- étagères asymétriques (chigai-dana),
- revêtements de sol en paille utilisés en même temps comme unité de mesure de la surface (tatami)
- séparations ingénieuses et subtiles des différents espaces par des cloisons en partie ouvragées et des panneaux coulissants,
- une pièce pour le service (mizuya), ainsi qu'une deuxième, plus grande, pour la cérémonie proprement dite (chashitsu).
Lors d'une séance de dégustation de thé, l'invité d'honneur est placé
devant le tokonoma dans lequel sont disposés un sobre arrangement floral
(chabana) ainsi qu'un rouleau peint (kakemono) suivant la saison, l'événement, ou l'attention spécifique de l'hôte envers ses invités.
D'une façon générale, comme pour le style plus luxueux shoin,
un très grand soin et une exigence toute particulière sont observés
pour la construction, les proportions et le travail des matériaux dont
la sélection, la préparation et les finitions sont extrêmement
délicates, avec également le souci de créer un pavillon chaque fois
unique. Plus spécifiquement, pour les constructions de type sukiya, davantage de libertés sont permises, comme ici, où la préférence pour une "cabane végétale" (soan) souligne élégamment l'originalité de la réalisation.
Le choix
du bois comme matière première principale permet de rester au plus près
de la nature, et les éléments sont traités un à un de façon à mettre en
valeur leur aspect esthétique originel en prenant en compte leur
singularité tout en effectuant le moins de transformations possible.
Les fenêtres sont de trois types:
- avec les angles arrondis, sans encadrement, et en tressage ajouré constituant les murs mais non recouvert de torchis (shitaki),
- avec un cadre coulissant en papier translucide (renji), éventuellement protégées par du bambou (shiratake)
- sous forme d'une petite ouverture au niveau du toit dans laquelle est placée une planche surélevée (tsuki-age).
En été, sur les fenêtres coulissantes (renji) ouvertes, des stores extérieurs (sudare) peuvent être installés pour filtrer la lumière et obtenir de la fraîcheur, ceux-ci étant retirés lors de chaque cérémonie.
Les murs, fabriqués à Kyoto, constitués d'une armature de bambou et de lianes de glycine, le tout enduit d'un mélange de terre légère, de paille coupée très finement et de sable, ne servent qu'à séparer l'intérieur de l'extérieur du petit bâtiment, ne supportant aucunement le poids de l'ensemble.
Marquant la fin du cheminement sur les pierres du jardin, un gros rocher rougeâtre aux formes arrondies, rapporté du Nord de Kyoto, signale une petite entrée basse (nijiri-guchi) nécessitant de se courber pour la franchir et imposant par-là même d'emblée aux invités de faire preuve d'humilité. Il existe un autre accès de pleine hauteur destiné aux personnes dont il n'est pas exigé une telle posture. Et un troisième pour le service.
Les poteaux formant la structure verticale sont en cryptomeria (Kitayama sugi,
du nom de la région du nord de Kyoto où cette essence est cultivée),
hormis celui formant l'angle du tokonoma, taillé dans un arbre d'une
variété locale d'if nommée enshu.
Les poutres, elles, sont le plus souvent en pin, ou alors en Kitayama sugi, voire en châtaignier comme l'est ici la poutre faîtière.
En ce qui
concerne la toiture, la structure de bois est recouverte d'une couche
isolante bituminée sur laquelle sont disposées des feuilles de titane à l'aspect mat verdâtre,
et sur le faîte une rangée de tuiles rondes vernissées de la province de Gifu, ces dernières garantissant l'étanchéité et conférant à l'ensemble un caractère traditionnel malgré l'utilisation d'un métal inconnu autrefois.
En dessous, enfin, une sorte de grand auvent prolonge le toit, notamment pour mieux abriter de la pluie les murs autant que les participants à la cérémonie, une rigole de petits cailloux courant tout le long juste en dessous afin de faciliter l'écoulement des précipitations, ces dernières formant ainsi un mince rideau d'eau qui glisse depuis la toiture et crée une zone métaphorique intermédiaire de "passage" entre le jardin et le pavillon...
Pour plus d'informations sur le jardin, l'élaboration et l'inauguration du pavillon de thé, cliquer ici:
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vendredi 17 janvier 2014
Guimet Museum 9: Buddhist Pantheon 2
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| Daizuigu-bosatsu; bois de cyprès (hinoki) teint en noir, attributs dorés et peints, parure en cuivre découpé. |
Ainsi, moines, personnalités célèbres de l'histoire du bouddhisme...
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| Les Kannon des trente-trois Saintes Places des provinces de l'Ouest; bois de santal et métal doré. |
..animaux mythologiques...
| Kannon sous son aspect féminin; bois de santal à rehauts d'or. |
..divinités malfaisantes ou bienfaitrices....
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| Kannon; bois doré et ornements de métal. |
..Kannon, Bodhisattva ou même le Bouddha offrent au regard leur(s) iconographie(s) traditionnelle(s) avec majesté.
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| Kokuzo-bosatsu; bois de santal et rehauts d'or; daté (1702). |
Développées dans un pays où tout est scrupuleusement codifié,
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| Idem, plus éclairé. |
ces représentations spirituelles,
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| Jizo-bosatsu; bois de santal et rehauts d'or. |
jusque dans leurs moindres détails esthétiques,
| Reliquaires pour la "Dharani du Sceau du précieux coffret"; bois laqué. |
sont à appréhender sur un plan symbolique,
| Reliquaire de gauche: laque rouge; reliquaire de droite: semis de poudre d'or et d'argent (maki-e), ornements de cuivre doré repoussé et découpé. |
suivant une hiérarchie et des mythes propres aux différents courants bouddhiques,
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| Triade d'Amida "Qui s'en vient accueillir" (forme debout); bois laqué, doré et polychrome; application de feuilles d'or découpées (kirikane). |
tels celui de Nichiren Daishonin par exemple, mais aussi d'autres, plus ésotériques,
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| Détail de la statuette de droite. |
ayant marqué l'archipel au fil des siècles de leur influence bien distincte.
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| Détail de celle de gauche. |
Pour en savoir plus sur l'origine et l'histoire de cette collection, cliquer ci-dessous:
| Détail de la figure centrale. |
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| Tablette d'hommage au Titre du Sutra du Lotus; bois doré. |
Informations sur la visite:
![]() |
| Sharito, reliquaire; cuivre doré, quartz fumé, cristal et bois. |
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