"Instantané" de la venue à Paris du peintre et musicien indien Om Prakash saisi le 21 juin 2017, jour de la fête de la musique:
la courte vidéo ci-dessus se veut un témoignage de l'atmosphère profondément
spirituelle émanant de l'artiste ainsi que de ses œuvres picturales et
sonores, la perspective sur cet escalier aux marches éclairées par les
rayons du soleil faisant écho aux tableaux symboliques du maître.
Inspiration indienne très marquée chez Mossi Traoré:
robes en forme de saris, sarouels et drapés se bousculent. Les couleurs chatoyantes de l'Inde sont bien là, du violet à l'or en passant par le rose tyrien. Les matières, sensuelles, comme là-bas : beaucoup de soie, en voile de mousseline et satin.
Il faut dire que Mossi Traoré, franco-malien, est un créateur ouvert sur le monde. Diplômé de l'École Mod'art International, ancien élève de l'École d'Art Duperré et de l'atelier Daushizah créateur de métiers, après de nombreuses expériences artistiques enrichissantes, dont un stage à l'Opéra Garnier, il commence à voyager: Milan, Mumbai, Londres... C'est l'Inde qui l'inspirera le plus. En 2009, il est retenu parmi les 10 finalistes du 17ème concours Moda Domani "Prix des Créateurs de Demain". En mars 2010, à l'initiative du directeur commercial de BMW France, Stéphane Chaniot, il présente sa collection Automne-Hiver à l'occasion du lancement de la nouvelle BMW série 5 au Musée Rodin. A peu près en même temps, il créé un modèle de robe avec comme unique "tissu" le câble WireSlim, "le plus plat au monde". Enfin, Mossi Traoré a récemment collaboré avec la créatrice Zhen pour toute une collection d'été...
L'église St Pierre de Montmartre: tel était le choix du créateur quant au lieu. Toisant Dreyfus et ses multiples rouleaux de tissus, l'édifice religieux, propice à la spiritualité, s'avérait de circonstance. Après quelques jeux de lumières colorées, petite introduction théâtrale: un homme apparaît, et commence à parler, puis une femme à la fine silhouette noire vient bientôt le rejoindre, répétant les mêmes mots que lui.
Ils disparaissent, laissant place à deux danseuses habillées de soie, l'une rose et l'autre violette. Elles exécutent de nombreuses figures esthétiques rythmées par une musique indienne traditionnelle. Puis elles s'éclipsent. Commence alors le défilé.
Originalité de la mise en scène: chaque mannequin se présente couverte d'une longue cape noire qu'elle maintient d'une main, tenant de l'autre une lanterne, effets que récupèrent les deux danseuses pour nous laisser découvrir le modèle tandis qu'il s'avance lentement devant nous. On n'entend presque plus dans l'église que le léger bruissement de la soie quand s'y ajoute le cliquetis quasi imperceptible des perles roses d'une robe noire courte, asymétrique et très près du corps. Un dernier ensemble, proche par sa forme, du pagne égyptien, mais dans sa version longue et Mossi Traoré vient nous saluer...