samedi 14 mai 2016

Voyage au cœur de la morille


Après la truffe,


voici la morille,


pourvue de ses innombrables et délicats replis velourés...


..mais ceux-ci livreront-ils tous leurs mystères?


Réponse à l'intérieur...


..où se cache l'envers du décor:


un fantastique paysage...


qui, éclairé par un ciel doré,


semble laisser entrevoir...


  ..une petite rivière s'écoulant entre les rochers d'une forêt clairsemée...

mercredi 6 avril 2016

Kintsugi


Un moment d'inattention... et la brisure fatale apparaît. "Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse" dit-on. Et difficile cependant de jeter une pièce unique signée comme n'importe quel autre objet devenu inutilisable. L'hésitation rend mal à l'aise.


 Au Japon, il existe une solution, nommée Kintsugi: une réparation à l'esthétique inédite effectuée à base de produits naturels, la laque et l'or. Deux variantes sont également possibles, Gintsugi, utilisant l'argent, et Urushitsugi, où seule la laque est employée.


Un petit clin d'œil à la créatrice de l'œuvre d'origine, Martine Ménard, qui aurait sans doute apprécié cet hommage imprévu, elle qui aimait tant la céramique japonaise!

lundi 8 février 2016

Voyage au cœur de la truffe


Petite expédition...


..au centre du fameux champignon...


..dont l'esthétique étrange et secrète...


..n'est pas visible au premier abord...


.. et pourtant, quelle merveille!

dimanche 7 février 2016

2016, Year of the Monkey


Placée sous le signe de l'imprévu, l'année du Singe de Feu qui va débuter d'ici quelques minutes amènera sûrement son lot de grimaces et de monnaies factices...


A nous de nous montrer plus malin que lui!

samedi 12 décembre 2015

lundi 16 novembre 2015

Paris voit rouge...


...du Petit Cambodge à la scène du Bataclan en passant par le Carillon...
 

les "aigles de la mort" sonneraient-ils la fin d'une civilisation??

lundi 12 octobre 2015

American dream


On the road again...

Jeanne Lanvin


A l'occasion des 125 ans de la marque, cette première rétrospective parisienne rassemblait un patrimoine unique: les créations historiques de Lanvin, la maison de couture la plus ancienne existant encore aujourd'hui.

Née en 1867, Jeanne Lanvin, dès 13 ans, fait ses débuts dans la chapellerie, puis ouvre sa première boutique à Paris en 1889, avant de s'installer définitivement au 22 rue du Faubourg St Honoré à partir de 1893. En 1908, onze ans après la naissance de sa fille et muse Marguerite, elle décide d'inaugurer un nouveau "département" au sein de son activité, consacré entièrement au vêtement d'enfant.
 Adhérant au Syndicat de la couture l'année suivante, elle continue de développer d'autres lignes (robes de mariée, lingerie, fourrures, parfum, décoration, sport et même homme) tout en installant des succursales dans les hauts lieux de villégiature français (Deauville, Cannes, Biarritz, Le Touquet) et même à l'étranger (Buenos Aires). En 1923, Paul Iribe dessine le célèbre logo de la marque représentant la créatrice avec sa fille, qui sera plus tard apposé sur chaque flacon - de forme boule signé Armand Albert Rateau - d'Arpège, fragrance créée pour le trentième anniversaire de Marguerite en 1927. L'entreprise, prospère, emploiera ainsi plus d'un millier d'ouvrières à la confection et rivalisera par son succès avec celle de Gabrielle Chanel.

Si le contraste entre le classicisme de ses robes inspirées de la mode du 18ème siècle et d'autres, plus modernes, de style art déco, est parfois déroutant, on sent pourtant dans chacune de ses pièces une rigueur mêlée d'une originalité parfois surprenante. L'austérité presque religieuse de certains modèles côtoie ainsi harmonieusement les fantaisies de strass, de paillettes et de perles cousues unes à unes sur les tissus les plus précieux pour former des motifs scintillants et en relief, grâce à de subtils jeux de superpositions. Mode enfantine, costumes de théâtre, robes du soir bien sûr, sans oublier accessoires, échantillons et catalogues, laissent entrevoir un univers très varié œuvrant sur plusieurs registres, du plus léger au plus solennel.
On retrouve bien sûr le bleu "Quattrocentro" emprunté à Fra Angelico, teinte fétiche de Jeanne Lanvin, mais aussi le vert "Vélasquez", le rose "Polignac" (couleurs exclusives mises au point dans un atelier spécialisé fondé à Nanterre), ainsi que le bordeaux, le rouge corail, sans oublier l'or, l'argent, le blanc et le noir, qui soulignent toujours la silhouette avec distinction. Et puis surtout, ce qui frappe chez Lanvin, c'est cet art ciselé des broderies, des découpes, des assemblages, des surpiqûres et même des nervures, qui transforme soudain comme par magie les rubans croisés en treillages et les manches en feuilles...

De nombreuses photos de la couturière et de son atelier ainsi que des séries de dessins de l'époque illustraient un magnifique parcours riche en émotions réalisé avec l'aide de la maison Lanvin et d'Alber Elbaz, son directeur artistique actuel.

Plus d'informations ici:
http://www.palaisgalliera.paris.fr/fr/expositions/jeanne-lanvin
Et aussi là:
http://125ans.lanvin.com:8001/