lundi 8 février 2016

Voyage au cœur de la truffe


Petite expédition...


..au centre du fameux champignon...


..dont l'esthétique étrange et secrète...


..n'est pas visible au premier abord...


.. et pourtant, quelle merveille!

dimanche 7 février 2016

2016, Year of the Monkey


Placée sous le signe de l'imprévu, l'année du Singe de Feu qui va débuter d'ici quelques minutes amènera sûrement son lot de grimaces et de monnaies factices...


A nous de nous montrer plus malin que lui!

samedi 12 décembre 2015

lundi 16 novembre 2015

Paris voit rouge...


...du Petit Cambodge à la scène du Bataclan en passant par le Carillon...
 

les "aigles de la mort" sonneraient-ils la fin d'une civilisation??

lundi 12 octobre 2015

American dream


On the road again...

Jeanne Lanvin


A l'occasion des 125 ans de la marque, cette première rétrospective parisienne rassemblait un patrimoine unique: les créations historiques de Lanvin, la maison de couture la plus ancienne existant encore aujourd'hui.

Née en 1867, Jeanne Lanvin, dès 13 ans, fait ses débuts dans la chapellerie, puis ouvre sa première boutique à Paris en 1889, avant de s'installer définitivement au 22 rue du Faubourg St Honoré à partir de 1893. En 1908, onze ans après la naissance de sa fille et muse Marguerite, elle décide d'inaugurer un nouveau "département" au sein de son activité, consacré entièrement au vêtement d'enfant.
 Adhérant au Syndicat de la couture l'année suivante, elle continue de développer d'autres lignes (robes de mariée, lingerie, fourrures, parfum, décoration, sport et même homme) tout en installant des succursales dans les hauts lieux de villégiature français (Deauville, Cannes, Biarritz, Le Touquet) et même à l'étranger (Buenos Aires). En 1923, Paul Iribe dessine le célèbre logo de la marque représentant la créatrice avec sa fille, qui sera plus tard apposé sur chaque flacon - de forme boule signé Armand Albert Rateau - d'Arpège, fragrance créée pour le trentième anniversaire de Marguerite en 1927. L'entreprise, prospère, emploiera ainsi plus d'un millier d'ouvrières à la confection et rivalisera par son succès avec celle de Gabrielle Chanel.

Si le contraste entre le classicisme de ses robes inspirées de la mode du 18ème siècle et d'autres, plus modernes, de style art déco, est parfois déroutant, on sent pourtant dans chacune de ses pièces une rigueur mêlée d'une originalité parfois surprenante. L'austérité presque religieuse de certains modèles côtoie ainsi harmonieusement les fantaisies de strass, de paillettes et de perles cousues unes à unes sur les tissus les plus précieux pour former des motifs scintillants et en relief, grâce à de subtils jeux de superpositions. Mode enfantine, costumes de théâtre, robes du soir bien sûr, sans oublier accessoires, échantillons et catalogues, laissent entrevoir un univers très varié œuvrant sur plusieurs registres, du plus léger au plus solennel.
On retrouve bien sûr le bleu "Quattrocentro" emprunté à Fra Angelico, teinte fétiche de Jeanne Lanvin, mais aussi le vert "Vélasquez", le rose "Polignac" (couleurs exclusives mises au point dans un atelier spécialisé fondé à Nanterre), ainsi que le bordeaux, le rouge corail, sans oublier l'or, l'argent, le blanc et le noir, qui soulignent toujours la silhouette avec distinction. Et puis surtout, ce qui frappe chez Lanvin, c'est cet art ciselé des broderies, des découpes, des assemblages, des surpiqûres et même des nervures, qui transforme soudain comme par magie les rubans croisés en treillages et les manches en feuilles...

De nombreuses photos de la couturière et de son atelier ainsi que des séries de dessins de l'époque illustraient un magnifique parcours riche en émotions réalisé avec l'aide de la maison Lanvin et d'Alber Elbaz, son directeur artistique actuel.

Plus d'informations ici:
http://www.palaisgalliera.paris.fr/fr/expositions/jeanne-lanvin
Et aussi là:
http://125ans.lanvin.com:8001/

mercredi 23 septembre 2015

Yves Saint Laurent 1971, la collection du scandale


Dès l'entrée, le fac-similé du programme du défilé donnait aussitôt la délectable sensation de faire partie de la liste des invités et avec, l'impression de pouvoir y assister en direct... Immersion au tout début des années 1970, dans une période que certains disent "mythique"...

"Choquer les gens... les forcer à réfléchir": voilà le motif invoqué par Yves Saint Laurent pour présenter une collection à l'inspiration pour le moins sulfureuse, les années noires de l'Occupation, avec tout ce qu'elles sous-entendent encore si douloureusement dans l'esprit de l'époque, moins de trente ans après.
En ce 21 janvier 1971, quelques semaines après la mort de Gabrielle Chanel, figure emblématique de la haute couture vénérée par Yves, celui-ci décide soudain de rompre avec la bienséance et l'élégance classique issues de Dior; il prend le parti risqué de se référer à la mode parisienne des années de guerre: épaules carrées, chaussures compensées en cuir vernis noir dites "Raymonde", jupes et robes au genou provoquent alors l'aversion des spectateurs du défilé, clientes fidèles comme journalistes.
Si la collection, surnommée "Quarante", ou "Libération", sera boudée par une élite sociale encore rigide et sévère, elle remportera néanmoins par la suite le succès déclinée en prêt-à-porter, faisant descendre la couture dans la rue et répandant dans le même temps le goût pour les clins d'œil et références historiques, volontiers chinés aux puces, du "rétro" au "vintage" tels que nous les connaissons aujourd'hui.
Un événement clé dans l'évolution de la mode, donc, mais aussi dans la carrière d'Yves Saint Laurent, dont la maison, qu'il a créée avec Pierre Bergé en 1961, existe alors depuis tout juste dix ans. Car il fait preuve ainsi de toujours plus d'audace, et paradoxalement... de modernité, empruntant pourtant des éléments vestimentaires à un passé de sombre mémoire.

Parcours synthétique et condensé de cette collection marquante, l'exposition proposait de (re)découvrir, en plus de certains modèles, des clichés, des vidéos d'archives, et de très nombreux croquis préparatoires du couturier, parfois sous forme d'agrandissements, accompagnés des échantillons de tissus et de diverses annotations, l'ensemble permettant de retracer les différentes étapes de création: croquis original (dit "non choix" en cas de rejet ultérieur), tests d'impression des motifs sur papier puis tissu, fiche d'atelier avec numéro de passage et nom du mannequin, planche de collection regroupant les silhouettes par thème, et enfin photos de défilé, puis de presse. Un "envers du décor" rarement montré au public de façon si détaillée, et qui regorge cependant de précieuses indications...

Plus d'informations ici: