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lundi 20 janvier 2014

Guimet Museum 10: Tea Pavilion


Situé juste derrière le Panthéon Bouddhique,


un petit jardin de thé (chatei) aménagé par Robert Bazelaire dès 1991, abrite depuis 2001 un pavillon traditionnel japonais (chashitsu) de type sukiya dessiné par l'architecte Masao Nakamura et édifié sous la direction du maître charpentier Takaaki Yamamoto.


Des cérémonies du thé (chanoyu) - auxquelles il est possible de s'inscrire en cliquant sur le lien suivant http://www.guimet.fr/fr/activites-culturelles/adultes/296-la-voie-du-they - y sont organisées régulièrement.


Comme dans l'art de servir le thé, architecture et espaces verts répondent à l'esprit zen - introduit au Japon par Myoan Eisai (1141-1215), maître de la secte zen Rinzai -, dont les bases furent établies essentiellement par les trois maîtres célèbres issus du Daïtoku-ji de Kyoto que furent Ikkyu Sojun (1394-1481), puis son disciple Murata Shuko (1422-1502), et enfin et surtout Sen no Rikyu (1522-1591), qui posa comme principes fondamentaux les quatre concepts suivants: harmonie (wa), respect (kei), pureté (sei) et sérénité (jaku).


Plus tard, y furent ajoutés ceux de la simplicité rustique (wabi) et de l'imperfection, de la patine des objets (sabi) auxquels il convient également de se conformer, et qui sont ici en réalité parfaitement simulées.


Il s'agit en effet de renforcer, voire de réactiver le lien entre l'invité et la nature, qui doit lui apparaître comme étant dominante, de façon à ce qu'il prenne conscience de son impuissance face à l'énergie potentiellement hostile de celle-ci.


Ainsi arbres et arbustes à feuillage coloré (dont les fameux érables) permettent de jouer tantôt dans la lumière tantôt dans l'ombre sur les formes et les contrastes, dont les reliefs impressionnent peu à peu le visiteur.


Cependant, fleurs trop vives et plantes annuelles sont pour la plupart du temps proscrites, ceci pour un entretien moindre et un effet plus sobre.


Parcours initiatique à travers un paysage végétal hautement spirituel en vue de la rencontre de l'autre isolée dans l'instant présent, ce chemin singulier de la Voie du Thé propose un dépaysement progressif,


animé autant par le ruissellement de l'eau entre les pierres irrégulières (tobi ishi) du petit sentier,


que par le bruissement des feuilles des plantes,


..dans une atmosphère teintée de mystère,


les bambous géants contribuant à restituer l'ambiance d'une forêt sombre et touffue...


Lors de la cérémonie du thé, l'hôte doit prendre le rôle d'un ascète ou d'un ermite vivant retiré dans une maison modeste de petite taille (juste assez grande pour accueillir agréablement ses invités) perdue dans une contrée sauvage et reculée, image de sa solitude austère, profonde mais vivante.


Ceux qu'il reçoit, tels les samouraïs déposant jadis leurs armes avant d'entrer, laissent alors provisoirement de côté rang social, richesses et inquiétudes de la vie, de façon à pouvoir partager avec lui le moment de la dégustation plus intensément,


dans un cadre de verdure qui marque une pause dans l'espace et le temps,


le jeu des lignes des passerelles provoquant des ruptures visuelles...


ainsi que des illusions d'optique quant aux distances et proportions réelles des lieux.


Le thé quant à lui, de part ses propriétés stimulantes, se révèle une excellente boisson d'éveil à la méditation,


et l'ensemble des rites qui y sont rattachés constituent autant d'étapes symboliques vers une purification de l'âme qui sache rendre l'être aussi humble que ces fougères rampant sur la terre...


En principe, toute construction au Japon doit être précédée d'une cérémonie shintoïste afin de chasser les mauvais esprits (jichinsai) de l'endroit choisi, puis d'une deuxième dite de "montée de la poutre faîtière" (muneage), au moment de l'achèvement de la charpente. Durant tout le temps des travaux, pour résister aux intempéries, l'ensemble doit être enveloppé d'une grande tente blanche telle la chrysalide protégeant la chenille vulnérable pendant sa transformation. Ce n'est qu'une fois devenu papillon, enfin... pavillon, que l'édifice en sera libéré.


A l'intérieur se retrouvent les caractéristiques de l'architecture traditionnelle nippone: 
  •  alcôve donnant une impression de profondeur (tokonoma), 
  •  revêtements de sol en paille utilisés en même temps comme unité de mesure de la surface (tatami)
  •  séparations ingénieuses et subtiles des différents espaces par des cloisons en partie ouvragées et des panneaux coulissants, 
  •  une pièce pour le service (mizuya), ainsi qu'une deuxième, plus grande, pour la cérémonie proprement dite (chashitsu).


Lors d'une séance de dégustation de thé, l'invité d'honneur est placé devant le tokonoma dans lequel sont disposés un sobre arrangement floral (chabana) ainsi qu'un rouleau peint (kakemono) suivant la saison, l'événement, ou l'attention spécifique de l'hôte envers ses invités.


D'une façon générale, comme pour le style plus luxueux shoin, un très grand soin et une exigence toute particulière sont observés pour la construction, les proportions et le travail des matériaux dont la sélection, la préparation et les finitions sont extrêmement délicates, avec également le souci de créer un pavillon chaque fois unique. Plus spécifiquement, pour les constructions de type sukiya, davantage de libertés sont permises, comme ici, où la préférence pour une "cabane végétale" (soan) souligne élégamment l'originalité de la réalisation.


Le choix du bois comme matière première principale permet de rester au plus près de la nature, et les éléments sont traités un à un de façon à mettre en valeur leur aspect esthétique originel en prenant en compte leur singularité tout en effectuant le moins de transformations possible.


Les fenêtres sont de trois types: 
  • avec les angles arrondis, sans encadrement, et en tressage ajouré constituant les murs mais non recouvert de torchis (shitaki),
  • avec un cadre coulissant en papier translucide (renji), éventuellement protégées par du bambou (shiratake)
  • sous forme d'une petite ouverture au niveau du toit dans laquelle est placée une planche surélevée (tsuki-age).


En été, sur les fenêtres coulissantes (renji) ouvertes, des stores extérieurs (sudare) peuvent être installés pour filtrer la lumière et obtenir de la fraîcheur, ceux-ci étant retirés lors de chaque cérémonie.


Les murs, fabriqués à Kyoto, constitués d'une armature de bambou et de lianes de glycine, le tout enduit d'un mélange de terre légère, de paille coupée très finement et de sable, ne servent qu'à séparer l'intérieur de l'extérieur du petit bâtiment, ne supportant aucunement le poids de l'ensemble.


Marquant la fin du cheminement sur les pierres du jardin, un gros rocher rougeâtre aux formes arrondies, rapporté du Nord de Kyoto, signale une petite entrée basse (nijiri-guchi) nécessitant de se courber pour la franchir et imposant par-là même d'emblée aux invités de faire preuve d'humilité. Il existe un autre accès de pleine hauteur destiné aux personnes dont il n'est pas exigé une telle posture. Et un troisième pour le service.


Les poteaux formant la structure verticale sont en cryptomeria (Kitayama sugi, du nom de la région du nord de Kyoto où cette essence est cultivée), hormis celui formant l'angle du tokonoma, taillé dans un arbre d'une variété locale d'if nommée enshu.


Les poutres, elles, sont le plus souvent en pin, ou alors en Kitayama sugi, voire en châtaignier comme l'est ici la poutre faîtière.


En ce qui concerne la toiture, la structure de bois est recouverte d'une couche isolante bituminée sur laquelle sont disposées des feuilles de titane à l'aspect mat verdâtre, et sur le faîte une rangée de tuiles rondes vernissées de la province de Gifu, ces dernières garantissant l'étanchéité et conférant à l'ensemble un caractère traditionnel malgré l'utilisation d'un métal inconnu autrefois.


En dessous, enfin, une sorte de grand auvent prolonge le toit, notamment pour mieux abriter de la pluie les murs autant que les participants à la cérémonie, une rigole de petits cailloux courant tout le long juste en dessous afin de faciliter l'écoulement des précipitations, ces dernières formant ainsi un mince rideau d'eau qui glisse depuis la toiture et crée une zone métaphorique intermédiaire de "passage" entre le jardin et le pavillon...


Pour plus d'informations sur le jardin, l'élaboration et l'inauguration du pavillon de thé, cliquer ici:


mardi 27 novembre 2012

Le Thé - Histoires d'une boisson millénaire




Boisson la plus bue au monde après l'eau, le thé est originaire de Chine, où selon la légende, ses vertus sont appréciées depuis des milliers d'années. L'arbuste dont il est issu, le théier, est un cousin du camélia horticole qui au printemps, se couvre d'une multitude de petites fleurs blanches au cœur jaune vif. (...) La cueillette des feuilles tendres a lieu dans les jardins enveloppés de brume à l'époque de la fête de Pure Clarté. Il existe six grandes sortes de thé, qui correspondent non pas à des variétés mais à des types de traitement spécifiques:
  • le thé blanc: nouveaux bourgeons séchés.
  • le thé jaune: bourgeons et feuilles légèrement oxydées à l'étouffée.
  • le thé vert: feuilles entières, légèrement grillées.
  • le thé bleu-vert (Oolong): oxydé et fermenté;
  • le thé noir (Pu'er): double oxydation;
  • le thé rouge (Lapsang-Souchong): complètement oxydé et fumé.
L'exposition du Musée Guimet, en partenariat avec Le Palais des Thés ®, propose tout d'abord de redécouvrir les parfums et les saveurs des différents thés à l'aide de plusieurs ateliers de dégustation ouverts aux adultes comme aux enfants. Cette introduction à la fois olfactive et gustative est aussi l'occasion d'un agréable rappel sur les lieux et étapes de la fabrication, de la récolte des petites feuilles jusqu'à l'éveil de nos sens. Cette première partie, ludique et parfumée, s'organise autour d'échantillons variés, aux couleurs et aux noms très poétiques tels "Menthe glacée" ou "Thé des Sherpas", une tasse d'un thé aux notes subtiles de bleuet, fleurs de cerisier et yuzu -créé pour l'occasion en hommage à Émile Guimet- ponctuant l'ensemble.

Puis on entre brutalement dans l'univers massif et étrange d'Ai Weiwei, artiste conceptuel chinois affrontant courageusement la censure de son pays, en tombant sur sa Tonne de Thé, figurant la boisson en tant que produit industriel actuellement universel. Cependant, on découvre ensuite un petit film aux sons et aux images autant esthétiques que délicats, qui présente une dégustation des plus précieux thés par Maître Tseng Yu Hui, court-métrage dont on ne regrette que les quelques lourdeurs visuelles reprenant ses évocations semblables à des haïkus.
Vient alors l'exposition proprement dite, regroupant une sélection d'objets d'art classés selon les trois modes de préparation historiques, le thé ayant d'abord été bu bouilli, puis battu, et enfin infusé.
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L’ÈRE DU THÉ BOUILLI
La recette consiste à broyer les feuilles et à les faire bouillir dans une marmite en y ajoutant des herbes voire même du beurre ou du lait. Cette "potion magique" est ensuite servie dans des bols à la louche (tiens, ça ne vous rappelle rien?).
Au 7ème siècle après J-C, sous la dynastie Tang (618-907), le thé, favorisant l'éveil spirituel, est la boisson des moines bouddhistes, tandis que le vin, pouvant être source d'ivresse, est encore vénéré par les lettrés. Au siècle suivant, Lu Yu, avec son approche poétique, contribue à faire du thé un art noble.
Dès lors, la production de céramique se développe rapidement, les Chinois fabriquant des objets en grès plutôt austères et dépouillés.
Puis, conditionné en galettes compactes, il devient une précieuse monnaie d'échange à l'origine de l'Ancienne Route du Thé et des Chevaux reliant le Yunnan et le Sichuan au Tibet, au Qinghai et à la Mongolie, seules régions où le thé est encore bouilli de nos jours.

L’ÈRE DU THÉ BATTU
Cette technique implique l'utilisation de nouveaux ustensiles: un fouet, un bol en grès, en céladon puis en porcelaine, un récipient cylindrique pour l'eau froide mais aussi nombreux petits accessoires comme la louche et la cuiller en bambou permettant le dosage, la boîte à thé (natsume) et son étui de soie ou encore le petit tissu (fukusa) utilisé pour tout essuyer, également en soie. Il s'agit de réduire les feuilles de thé vert en fine poudre (matcha) et de mélanger celle-ci dans le bol avec de l'eau bouillante. Cette émulsion mousseuse constitue un breuvage tonique et stimulant. Un léger repas est parfois servi à cette occasion dans de petits plateaux de grès asymétriques du type Oribe.
Patronné par la cour des Song (960-1279), l'usage du thé se répand dans toute la Chine, encourageant la fabrication de céramique, puis de porcelaine de toutes sortes à la suite de la découverte de gisements de kaolin vers l'an 1000.
Les premiers théiers sont acclimatés au Japon aux 12ème-13ème siècles. Les moines bouddhistes, notamment ceux de la secte Rinzai contribuent à répandre la pratique du thé. A Kyoto, dans le temple Daïtoku, fondé en 1319, se développe l'art de la cérémonie du thé (chanoyu), extrêmement codifié. Le célèbre maître Sen no Rikyu (1522-1591), adepte du wabi-sabi, ou "simplicité mélancolique", sera à l'origine des fameux bols raku aux formes irrégulières (renflements, craquelures, imperfections...), à l'usure du temps simulée et à la teinte souvent très sombre (temmoku), faisant ainsi ressortir la blanche écume obtenue à l'aide du fouet.
Alors que les Chinois apprécient leur thé à l'extérieur et en pleine nature, les Japonais préfèrent le savourer et le partager avec des invités dans un lieu prévu à cet effet: le pavillon de thé. Cette construction d'aspect aussi humble que raffinée, située dans un jardin, permet d'isoler l'instant de la dégustation dans l'espace et le temps, invitant encore aujourd'hui à considérer, comme Rikyu, le caractère unique de chaque rencontre, qui jamais plus ne se reproduira.

L’ÈRE DU THÉ INFUSE
La méthode est la suivante: les feuilles sont cueillies, séchées, grillées, et il suffit ensuite de les faire infuser dans de l'eau bouillante. Plus nécessaire d'être équipé de matériel élaboré: une théière en grès ou en porcelaine et quelques bols suffisent.
La théière ayant été inventée au début des Ming (1368-1644), c'est l'Empereur Hongwu qui fut à l'origine du développement de cette préparation, en promulguant en 1391 un décret qui imposait un retour à la simplicité. Les lettrés chinois prennent alors goût à se retirer dans la nature pour méditer sur la fragilité et l'impermanence du monde.
A partir du 17ème siècle en revanche, sous les Qing (1644-1911), le style mandchou puis les inspirations occidentales sont à l'origine d'ustensiles richement décorés: grès, porcelaines, puis émaux réalisés pour les Empereurs Kangxi (1662-1722) et Yongzheng (1723-1735), émerveillés par ceux de France effectués sur cuivre. C'est d'ailleurs l'un de ces sublimes bols impériaux qui orne l'affiche de l'exposition.
Parallèlement, la vaisselle monochrome, orange, rouge, bleue, violette ou brune est également très appréciée, la couleur unique mettant en valeur les formes des récipients.
Tout comme la soie, le thé, un des trésors de la Chine, sera exporté par voie terrestre ou maritime. La première cargaison arrive en Occident en 1606. Peu à peu, la boisson entre d'abord ans les maisons princières, tout comme les modèles de céramiques réalisés spécialement pour l'Europe. Ce n'est qu'au milieu du 18ème siècle que les manufactures de Hollande, de France et d'Allemagne commenceront à produire leurs propres nécessaires à thé, les tasses à anses remplaçant les bols. En 1848, l'Angleterre parvient à trouver le secret de la fabrication du précieux liquide grâce au botaniste Robert Fortune; elle fait aussitôt installer des plantations en Inde, sur les contreforts de l'Himalaya (Darjeeling), concurrençant bientôt le thé chinois...
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Au-delà d'une simple boisson, le thé est une véritable philosophie de vie inspirée du confucianisme et du bouddhisme Zen. Permettant de vivre pleinement l'instant présent, il s'associe toujours à la notion de partage, qu'on le boive en communion avec la nature ou entre amis. Harmonie, respect, pureté et sérénité, voilà les principes fondamentaux de la Voie du Thé, suggérant de se rapprocher autant qu'on peut d'un idéal de sagesse vivante au fil de sa pratique...

Implacable et sensible, féminine et puissante, traditionnelle, intemporelle et moderne, asiatique et européenne, étrangère mais pas déracinée, universelle et inimitable, structurée, perfectionniste et créative, indépendante et respectueuse des usages, artiste mais pas torturée, sereine, énigmatique mais sans affectation, naturelle, elle s'évade inexorablement des descriptions réductrices.
Maître Tseng Yu Hui est à la fois mystérieuse et limpide.
(...)
Maître Tseng est une référence incontournable, mais insaisissable...
Extraits du "Portrait d'un maître de thé", par Tran Anh Hung.
Note: les passages en italiques sont des citations du texte de l'exposition.

Informations concernant la visite ici:

mercredi 17 octobre 2012

Iki 2 à l'Espace Japon


L’ Espace Japon inaugurait ce mardi 16 octobre sa deuxième exposition placée sous le signe de l'"iki". Ce concept, typiquement japonais, ne se limite pas au "raffinement", mais correspond plus exactement à une relation homme-femme complexe tiraillée entre attirance, résistance et résignation. Un mélange de sentiments souvent éprouvé par les geishas et leurs clients à une époque ou l'infidélité conjugale était particulièrement honteuse et sévèrement condamnée. On lira à ce propos l'intéressante communication de Mayuko Uehara sur Réseau Asie "Kuki Shûzô (1888-1941) : un philosophe japonais à Paris dans les années 1920. Une réflexion sur la rencontre avec l'autre" (dernier pdf de la rubrique "documents liés" située tout en bas de la page).


C'est ainsi que le magasin d'antiquités Nikkodo de Kobe présentait un ensemble de pièces sélectionnées selon le critère "iki", à savoir, pour des objets d'art, leur délicatesse, la finesse de leur réalisation et le talent de ceux qui les ont façonnés.


Certains, comme cet écritoire sont de véritables pièces de musées...


.. d'autres, au contraire, sont bien plus sobres, mais tous sont autant pourvus de charme.


Pour animer la soirée, une initiation à la cérémonie du thé (chanoyu) était proposée aux visiteurs...


..le tout dans un décor d'intérieur traditionnel reconstitué à l'aide d'un kotatsu (table basse chauffante), d'un kaidan dansu (meuble escalier) et d'un vaisselier à portes coulissantes (d'époque Meiji) issus du Vrai Meuble Japonais.


Exposition - vente jusqu'au 27 octobre 2012, plus d'informations ici:

Site de la boutique Nikkodo:

Site du Vrai Meuble Japonais: